28/102012

Arts martiaux & sports de combat aux JO 2012 : le bilan

L'euphorie londonienne est retombée, les athlètes sont retournés à l'entraînement ou ont pris leur retraite. Les médailles trônent désormais fièrement sur un pan de mur ou au fond d'un tiroir. Les journalistes commentent d'autres événements sportifs - la dure chute médiatique d'Armstrong, les paris (supposés) truqués du handball - et les Etats peuvent s'enorgueillir (ou pas) du nombre de breloques rapportées par leurs troupes, symboles fantasmés de leur toute puissance sportive. A ce sujet, pour paraphraser Clausewitz, ne dit-on pas parfois que le sport n'est que la continuation de la guerre par d'autres moyens ? Bref, retour au calme avant la prochaine olympiade, la prochaine coupe de monde de football, le prochain Tour de France...

Les jeux 2012 made in London ont réservé leur lot de bons et beaux moments. Le 1er athlète handicapé - amputé en-dessous des 2 genoux -, Oscar PISTORIUS, alias Bladerunner, a concouru admirablement face aux valides. Le Dominicain Félix SANCHEZ, vainqueur du 400 m en 2004, renouvelle l'exploit 8 ans plus tard, à 34 ans, après une longue traversée du désert. Submergé par l'émotion et le résultat de tant d'efforts, il fond en larmes. Les performances ont tutoyés le firmament, des records sont tombés, les athlètes ont brillé et se sont défoncés... parfois un peu trop d'ailleurs puisque plusieurs d'entre eux ont été exclus pour dopage. Rien de nouveau, chaque compétition connaît ces heures sombres que la tricherie fait peser sur l'image du sport. 

Hommes et femmes, jeunes sportifs à peine adolescents ou vétérans enchaînant leur 4e ou 5e JO, toutes et tous se sont démenés pour battre le chronomètre, une distance, un adversaire, eux-mêmes... car toutes les épreuves sont un combat d'endurance, de technicité, d'effort, de détermination, d'affrontement... Des lieux communs, oui, mais lorsqu'elles sont dépouillées de toutes leurs avanies (dopage, violence gratuite, racisme, embrigadement politique et/ou religieux, mercantilisme...), les valeurs sportives ont force d'exemple : goût de l'effort, persévérance, apprentissage, humilité... On ne peut nier que le sport aide à développer et renforcer le corps, tout autant qu'il  affermit et affûte le mental. Certes, il y aurait aussi beaucoup à redire sur les dégâts produits par le haut niveau (surentraînement, stéréotypes techniques et physiques, dopage, encore une fois), mais le sport au quotidien est une source d'entrain, de motivation et aussi tout simplement, on a souvent tendance à l'oublier, de plaisir. Le haut niveau n'est jamais que la vitrine de tous ces principes.

Les sports de combat olympiques, de l'antiquité à l'ère moderne

Au fil de leur histoire, les Jeux ont vu l'apparition et la disparition de nombreuses épreuves. Il ne reste ainsi rien de la course en armes de l'antiquité, avec casque, bouclier et jambières, et les concours hippiques actuels n'ont que peu à voir avec les courses de chars, les quadriges, inaugurées au VIIe siècle av. J.-C. Dans les premiers temps olympiques, pas de football, de badminton, de tennis de table, de basket-ball, d'aviron ou encore de hockey sur gazon... mais déjà différentes formes de courses à pied, le javelot, le disque, le saut en longueur et... des sports de combat.

Nous y voilà donc ! La plus ancienne forme de combat à mains nues, la lutte, figurait déjà au nombre des épreuves olympiques, ainsi que le pugilat et le pancrace. Les techniques et les règles ont évidemment évolué mais la lutte est toujours présente aux JO. Le pugilat (du latin pugnus, le poing) est l'ancêtre de la boxe anglaise. Les combattants se recouvraient alors les mains de ceste, des lanières de  cuir qui étaient parfois agrémentées de plomb. Quant au pancrace (du grec pankration, toute la force), il s'agissait d'une sorte de synthèse de la lutte et du pugilat, particulièrement violente, à mains nues et ouverte à pratiquement toutes les techniques. La mort d'un combattant était parfois au rendez-vous.

Les siècles ont passé mais les sports de combat sont demeurés et restent relativement bien représentés puisque sur les 286 épreuves des JO de Londres (tous sports et toutes catégories confondus), les sports de combat représentaient 63 épreuves, soit un peu moins d'un quart du total des épreuves. Etaient représentés lors des XXXe Jeux :

  • Boxe Anglaise;
  • Escrime (épée, fleuret et sabre);
  • Judo;
  • Lutte libre & gréco-romaine;
  • Taekwondo.

Il est à noter que d'autres méthodes de combat, non retenues comme disciplines officielles jusqu'à ce jour, ont déjà été sports de démonstration :

  • Glima en 1912  à Stockholm : lutte traditionnelle islandaise;
  • Canne de combat en 1924 à Paris : le combat avec une canne, comme son nom l'indique;
  • Savate en 1924 à Paris : l'ancêtre de la Boxe Française;
  • Wushu en 1936 à Berlin : 1ère démonstration de Kungfu en Occident;
  • Sambo en 1980 à Moscou : méthode de combat russe;
  • Wushu en 2008 à Pékin : démonstration de combats et formes techniques (taolu).

Le Karaté et le Wushu sont d'ailleurs en lice pour tenter d'intégrer la famille olympique lors des prochaines échéances.

Que retenir de la prestation des sports de combat et des arts martiaux lors de London 2012 ? Petit état des lieux discipline par discipline.

La Boxe Anglaise

Boxing

Le noble art reste très visuel, beaucoup de coups échangés, des gestes rapides, des esquives, de la technicité. Les puristes y verront sans doute trop de "touches" légères et pas assez de "coups" appuyés mais on peut malgré tout admettre que les combats restent attrayants et engagés. Enfin pas si engagés que cela... 

Londres 2012 a en effet mis en lumière le côté obscur de la boxe dite amateur. Les spectateurs français ont ainsi pu voir en direct deux de nos tricolores se faire voler leur combat, et la contestation portée devant les instances de la Boxe n'ont rien changé au sort du malheureux  VASTINE, déjà honteusement plumé en 2008. Des combattants largement dominés, parfois à bout physiquement, presque au tapis, ont réussi à s'emparer d'une médaille sous les les huées et le désarroi du public, des entraîneurs, des athlètes. Alors y aurait-il quelque chose de pourri au royaume pugilistique ? C'est à craindre. 

L'excellent reportage du journaliste Arnaud ROMERA pointe sans détour un mal qui ronge la boxe : la corruption ! Autant dire qu'après ces jeux, l'art a perdu ses lettres de noblesse, tout du moins ses instances dirigeantes. Car la plupart des combattants restent, eux, malgré tout, dignes. Autre boxeur français qui s'est fait dérobé sa victoire, Nordine OUBAALI n'en reste pas moins d'une incroyable droiture :

Tant que la décision sera humaine, elle tombera d’un côté ou de l’autre. C’est la boxe, c’est la vie…  Si je continue? Soit j’arrête, soit je passe pro. Je suis fair-play, mais la boxe amateur me dégoûte.

L'Escrime

Fencing

Mauvaise passe pour les tireurs Français qui sont revenus bredouilles, une première depuis 1960. Certains font allusion à un manque d'entraînement, les athlètes évoquent pour leur part des difficultés pour s'entraîner, les escrimeurs étant de vrais amateurs obligés de concilier un emploi alimentaire à côté de leur vie de haut niveau, alors que la plupart de leurs adversaires internationaux sont désormais pro. Puis il y a le niveau des autres nations qui progressent spectaculairement, sans doute un défi auquel l'escrime française ne s'était pas préparée, habituée depuis tant d'années aux victoires et aux titres. Le style français, faut-il dire, a longtemps fait école, mais à force d'être en haut du podium, il faut bien s'attendre un jour à en descendre. 

Cette agitation autour de l'échec des escrimeurs et escrimeuses français(e)s, avec un relent de chasse aux sorcières, traduit sans doute ce manque de préparation - dans les esprits - à la défaite. Car n'oublions pas que dans un duel il y a toujours un vainqueur et un perdant, la médaille ne peut pas toujours tomber uniquement du bon côté.

Parfait témoignage de cet état des choses, le parcours de l'admirable Laura "la guêpe" FLESSEL. Elle a beaucoup vaincu, beaucoup gagné, il était temps pour elle, sans doute, de laisser échapper la victoire. Formidable combattante, sereine et déterminée, elle a ramené à son pays nombre de titres tout en gardant la tête froide. Battante bien que battue pour sa dernière compétition, ses mots restent empreints de la vraie sagesse d'une grande combattante, elle exprime très simplement ce qu'est le long fleuve pas si tranquille de la vie d'un athlète et que la seule perspective de la "gagne" fait sans doute oublier au plus grand nombre des compétiteurs :

L'aventure s'arrête après deux matches... Il y a beaucoup de déception, des larmes, mais aujourd'hui je me suis battue. Je voulais vraiment ne pas passer à côté. Gherman a été meilleure, elle a trouvé la faille et je n'ai pas pu remonter sur les deux dernières touches. La vie continue". 

Oublions les médailles un instant et rappelons nous que l'escrime, ce sont Les Trois Mousquetaires, les films de capes et d'épées, des héros et toute une culture de la taille et de l'estoc. L'escrime, c'est une transmission avec ses maîtres d'armes, une pratique techniquement très riche, faite de bottes secrètes et de tours de main... Un véritable art du combat qui tire ses racines des joutes, des duels et des guerres. L'escrime sportive, jeune rejeton de l'escrime de combat, n'en reste pas moins un spectacle d'intérêt, rapide, vif, précis, tactique, plein de suspens et qui nous ramène aux jeux de d'Artagnan et de Zorro de notre enfance.

Le Judo

Judo

La France est une terre de Judo. Chaque commune compte son église et son... dojo de Judo ! Près de 600 000 licenciés, des experts 9e dan franco-français et des dizaines de champions du monde et/ou olympiques, autant le dire, la voie de la souplesse à la française est bien ancrée et génère des résultats. Une discipline qui produit aussi chez nous des stars et des ministres : Teddy RINNER, Robert HUE, David DOUILLET pour ne citer que les plus connus.

Rien à dire sur les résultats londoniens du Judo tricolore, le contrat a une de fois de plus été rempli et le fer de lance RINNER a confirmé son statut de colosse du randori avec ce 1er titre olympique qui vient compléter ses 4 titres de champion du monde. Les autres champions français n'ont pourtant pas à rougir, à l'image de Lucie DECOSSE, qui en plus d'être une valeureuse combattante hyper titrée ajoute à cela un regard posé et distant sur ses victoires, une qualité rare :

Je me suis entraîné très dur pour être championne olympique, j'ai fini par obtenir ce titre après lequel je courais, mais ça ne m'a pas emportée plus loin que là où j'étais. Ça a été beaucoup de travail pour au final obtenir une belle récompense vis-à-vis de tout ce que j'ai donné, pas plus.

Pas de scandale comme à la Boxe, des athlètes a priori propres (entendre non dopés), respectueux de leur adversaire et du corps arbitral, donc tout va bien dans le monde de la planchette japonaise. Pourtant, jugement subjectif et pas flatteur, le Judo nous apparaît la plupart du temps comme un spectacle, comment dire, assez emmerdant. En effet, que dire de ces longues minutes où les deux adversaires attrapent les manches de leur judogi, ou alors le col, se tiennent en respect, se dégagent, s'agrippent à nouveau, fauchent et projettent sans se faire tomber, quand ils y arrivent s'immobilisent au sol pendant un temps interminable, puis soudain il y a un vainqueur.

Parfois surgissent de belles actions : tomoe nage, juji gatame, okuri ashi barai et tant d'autres, mais cela n'est que trop rarement vrai. La compétition de haut niveau a conduit au développement musculaire et au travail du "spécial", technique fétiche d'un judoka supposée être radicale... Mais dans les faits, malheureusement, la plupart du temps il ne se passe (presque) rien. Le Judo de compétition est bien trop éloigné de la richesse technique professée par son fondateur, Jigoro KANO. Ce n'est pas spécifique au Judo, l'appauvrissement technique est généralement le lot lorsque la compétition prend le pas sur l'art... Reste que le Judo demeure une belle école de formation, notamment pour les plus jeunes, cela grâce à une armada de professeurs compétents et bien formés.

La Lutte

Wrestling

Cousine éloignée du Judo, la Lutte ne paraît pas a priori comme étant la discipline la plus sexy qui soit : règles compliquées, juste-au-corps moulant juste-là-où-il-ne-faut-pas qui n'est pas du plus bel effet, techniques obscures qui ne sont pas particulièrement spectaculaires. Pourtant, et les JO 2012 l'ont démontré, bien expliqué, le déroulement des combats - phases debout et au sol, pénalités - est finalement assez simple à suivre. Avec un peu d'observation, les techniques dévoilent leur diversité, leur subtilité et leur habile utilisation de la force. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si les combattants de MMA complètent leur arsenal avec les techniques de Lutte, radicales pour entraver un adversaire. Demeure cette tenue improbable, mais tout est affaire de goût... En gros, c'est plutôt pas mal à regarder, il suffit juste d'être bien guidé.

Les lutteurs français ont malheureusement peiné pour ramener des médailles, seul Steeve GUENOT ayant réussi à décrocher le bronze. Mais là encore, nos tricolores ont su afficher une belle image des sports de combat grâce à un discours simple, plein de bon sens mais raffraîchisant. La parole est à l'aîné des GUENOT, Christophe, qui a mis un terme à sa carrière après Londres : 

Je n'ai pas trop de regrets. Je me suis battu, j'ai tout donné. Je perds contre des médaillés mondiaux, pas contre des premiers venus. C'était ma dernière compétition, mais je me suis battu jusqu'au bout. Il est temps pour moi de passer de l'autre côté. Je suis le plus vieux de la catégorie et en face les petits jeunes ont tous faim. Il est temps pour moi de faire partager mon expérience. Il faut garder le sourire, ce n'est que du sport !

Le Taekwondo

Taekwondo

La France a brillamment rempli son contrat en rapportant 2 médailles (argent et bronze) même s'il est vrai que l'or, manqué de peu, aurait été une vraie satisfaction puisque ce métal fait encore défaut au palmarès du Taekwondo olympique français. Des médailles donc, mais dont l'éclat a été rehaussé plus encore par l'attitude extrêmement positive et intelligente de nos 2 représentantes, Marlène HARNOIS la franco-canadienne et Anne-Caroline GRAFFE la polynésienne. Deux jeunes femmes attachantes et sympathiques et qui offrent un très beau visage de ce qu'est le Taekwondo. Elles ont su trouver les mots justes, elles ont exprimé sans détour et sans fard l'amour de leur pays, se sentant investies du devoir de représenter les couleurs tricolores dans l'arène et pas de combattre uniquement pour elles. Quelques mots d'Anne-Caroline résument fort bien cet état d'esprit remarquable :

Je voulais vraiment la médaille d'or, j'ai donné mon maximum, mais je suis contente de donner cette médaille à l'équipe de France, à mon club, à tous ceux qui m'ont soutenu, à Tahiti. Je me devais aussi de viser l'or pour Gwladys. Cette médaille, c'est aussi un peu la sienne

Si l'on peut être content du résultat et de l'attitude, on ne peut toutefois que déplorer le tour relativement peu attrayant pris par le tournoi. Les athlètes de toutes les nations ont eu un bon comportement à l'instar de nos 2 représentantes, les combats se sont bien déroulés, pas de scandale de dopage ou d'arbitrage. Non, c'est sur le plan des assauts eux mêmes que la compétition n'a offert qu'un spectacle en demi teinte. De longues secondes d'observation, des mouvements avortés, un stéréotype technique avec l'utilisation des mêmes attaques et des mêmes défenses, des touches plus que des frappes... En bref, à part quelques rares instants, il n'y avait pas de quoi à sauter de son canapé. Certes, il y a eu les coups de poing et le coup de pied retourné d'Anne-Caroline, quelques coups de pied sautés de tel ou tel combattant, mais tout cela est si fugace qu'on peut justement le mentionner. 

Le meilleur indice de cette situation peu enthousiasmante, le témoignage des non pratiquants de Taekwondo. Et là les questions fusent : pourquoi ils ne donnent pas de coup de poing au visage ? Pourquoi ils ont les bras en bas, il n'y a pas de garde en Taekwondo ? Pourquoi ils s'accrochent sans cesse l'un à l'autre ? Sans parler de tous ceux qui vous disent que finalement, il ne se passe pas grand chose pendant un combat et que tout ça est un peu longuet...

Bref, hormis les connaisseurs et les pratiquants, ça ne fait pas rêver. A l'heure où le Karaté frappe à la porte du CIO pour intégrer les JO, le Taekwondo a tout intérêt à faire évoluer (encore) ses règles pour devenir attractif à la télé. Le Karaté moderne a énormément évolué, les techniques de jambes n'ont rien à envier au Taekwondo, elles sont variées et rapides. De plus le Karaté valorise les poings et les balayages en compétition, le tout sur un rythme tonitruant que ne restitue absolument pas le Taekwondo tel qu'il a été vu aux JO.

Peut mieux faire...

Le bilan, si l'on parle de l'attrait médiatique de la Boxe Anglaise, de l'Escrime, du Judo, de la Lutte et du Taekwondo, est finalement assez mitigé. Certes il y a de l'engouement pour le Judo, sans doute car c'est une discipline pourvoyeuse de médailles, pratiquée ou ayant été pratiquée par de nombreuses personnes. La Boxe est populaire, davantage lors des grands combats professionnels qu'à l'occasion des JO, même si elle est désormais beaucoup moins présente sur le petit écran. L'Escrime montre la pointe de son fleuret furtivement, essentiellement à l'heure des JO et resurgit pour des championnats du monde avant de disparaître de la lucarne pendant de longues périodes. Pas mieux pour la Lutte et le Taekwondo. Les fédérations, les pratiquants et les passionnés réclament davantage de retransmissions mais les médias restent sourds à la demande. Une partie de l'explication se trouve sans doute dans ce qui précède.

On retiendra toutefois que pour le moment, ce qui passe le mieux à l'écran, toute subjectivité assumée, c'est la Boxe, l'Escrime et un peu la Lutte. Serait-ce à dire que les sports de combat sont plus télégéniques que les arts martiaux que sont le Judo et le Taekwondo ? Peut-être, mais plus sûrement le regard est-il à porter du côté des règles de compétition et des règlements d'arbitrage qui devraient valoriser la combativité, l'action et la diversité technique...

Une réelle satisfaction toutefois à l'issue de ces JO concernant le comportement exemplaire de nos combattants, toutes disciplines confondues : pas de fausses excuses dans la défaite, pas de chauvinisme outrancier dans la victoire. Une attitude respectueuse de la part d'athlètes mesurés dans leurs propos, très lucides sur les enjeux relatifs du sport de haut niveau et somme toute équilibrés. Plutôt rassurant. Peut être certains et certaines d'entre eux et d'entre elles nous ont-ils donner à voir et ressentir pour partie ce qu'était, la voie, fusse-t-elle sportive.